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FILMOGRAPHIE -
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PROPHETIE
Film 16 mm en couleur, durée 40 minutes.
Réalisé par Susumu Hani.
Conçu et présenté par le Comité de publication
Hiroshima-Nagasaki, section Production cinématographique.
Ce film a pu être réalisé grâce au concours
et aux dons de plus 100 000 personnes au Japon, qui participèrent
à la « campagne des 3 mètres » qui permit
de racheter auprès des Etats-Unis quelque trente kilomètres
de pellicule – chaque donateur prenant trois mètres
de celle-ci à son compte – conservée dans les
archives secrètes de l’armée américaine
pendant trente-cinq ans. Le film est en grande partie composé
de ces documents authentiques.
Dans la salle d’attente de l’ «
hôpital de la bombe atomique » d’Hiroshima, un
poste de télévision diffuse d’interminables
séquences sur la course aux armements. Parmi les patients
qui regardent le petit écran se trouve Mr. Taniguchi, victime
de la bombe d’Hiroshima lorsqu’il avait seize ans, qui
attend l’heure de la visite médicale. Le film montre
le lancement de « Little boy » (la bombe d’Hiroshima)
et de « Fat Man » (la bombe de Nagasaki).
Huit ans plus tard, dans l’Etat du Nevada, aux Etats-Unis,
des expériences étaient menées pour étudier
les possibilités d’utilisation des armes nucléaires
sur les champs de bataille futurs. Certains militaires, parmi ceux
qui avaient participés aux expériences, souffrirent
des séquelles des explosions nucléaires, et des retombées
radioactives contaminèrent les régions avoisinantes.
Deux ans après les essais du Nevada, Hiroshima accomplissait
une remarquable résurrection et pourtant, à l’
« hôpital de la bombe atomique », un grand nombre
de victimes continuait à souffrir des séquelles de
l’arme nucléaire. Dans ce film, des séquences
montrent les derniers moments d’une fillette, condamnée
par le mal atomique ; la mort lente d’un homme qui, plusieurs
jours après l’attaque, s’était rendu à
Hiroshima pour acheter un cheval à l’armée.
Certaines victimes de la bombe furent frappées doublement
par les souffrances de leurs enfants irradiés dans le sein
de leur mère le jour de l’explosion. Le reportage sur
un sous-marin nucléaire d’un type nouveau et un autre,
sur des manifestations antinucléaires en Europe.
Monsieur Takiguchi, après sa visite médicale, se souvient
des jours où il fut forcé de soumettre son corps couvert
de plaies à l’œil de la caméra de la commission
d’enquête américaine, parmi des dizaines de victimes
de tous âges.
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LA GENERATION IMMOLEE
Film 16 mm en couleurs, durée 16 minutes.
Réalisé par Tachibana Yûten.
Le film commence par une séquence très
impressionnante montrant le dos profondément brûlé
d’un jeune garçon, image qui lance un appel muet et
désespéré au spectateur. « Regardez bien
ce film jusqu’à la dernière image, sans détourner
les yeux même si ce que vous allez voir est parfois atroce
et presque insoutenable », demande la narratrice.
Le film décrit les conséquences des bombardements
atomiques : les effets de la chaleur, du souffle et des radiations.
Les images documentaires sont mises en parallèles avec les
dessins réalisés par des victimes. Le film nous livre
les témoignages des victimes et tente de faire comprendre
au spectateur que le peuple japonais, le seul à avoir fait
l’expérience d’un bombardement atomique, doit
continuer à crier au monde son message en faveur de l’abolition
totale des armes nucléaires.
Le film se termine sur des vues aériennes d’Hiroshima
et Nagasaki, avec, en vois off, le poème de Sankichi Tohge,
mort à Hiroshima : Rendez-nous la paix, l’indestructible
paix !
Ce film a été réalisé dans les mêmes
conditions que Prophétie.
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PICA-DON
Film 16 mm en couleur, durée 10 minutes.
Scénario et animation : Sayoko Konoshita
Réalisation : Kenzo Kinoshita.
Ce dessin animé a été
réalisé à partir des récits des hibakusha.
Le sujet, proprement infernal, excédait les moyens de la
mise en scène traditionnelle. Seuls les dessins pouvaient
donner un aperçu de l’horreur vécue. Après
l’explosion, une pluie noire, radioactive, tombe sur les cadavres.
A la fin, au-dessus d’Hiroshima reconstruite, un avion en
papier noir se perd. C’est le petit avion avec lequel nous
avons vu jouer un petit garçon au début de ce film.
Cet avion symbolise la menace du million d’Hiroshima possibles
aujourd’hui.
Pica (ou pika) signifie « lumière, éclair »,
don signifie « bruit d’explosion ».
Les japonais qui ne savaient pas de quoi il s’agissait le
jour d’Hiroshima, appelèrent cela « pica-don
».
Ce dessin animé est souvent projeté dans les écoles
primaires japonaises.
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HISTOIRE, OU L’ERE DE LA FOLIE NUCLEAIRE
Nouveau film japonais, durée 2 heures.
Scénario et réalisation Susmu Hani
Production : Tsutomu Iwakura (Comité de publication Hiroshima-Nagasaki)
Réalisé grâce à la « campagne des
3 mètres ».
Chronique de la course aux armements nucléaires.
(Ce film n’est pas encore disponible en français. Nous
attendons de trouver les moyens de le doubler).
Histoire commence à Pékin par
une projection du film Prophétie.
Les yeux des Pékinois sont rivés à l’écran.
Les images d’Hiroshima et de Nagasaki se succèdent.
Un garçon irradié et blessé, le jeune Yamaguchi.
La scène change soudain. Dans la foule actuelle de la gare
de Tôkyô, un homme d’une cinquantaine d’années,
un hibakusha, M. Yamaguchi…
Pour les gens d’Hiroshima et Nagasaki, pour tous les êtres
humains, quelle a été l’histoire de ces trente-neuf
ans après les bombardements atomiques ? Le film nous raconte
cette Histoire, depuis la création des bombes atomiques.
Il présente plusieurs documents historiques, scientifiques
et d’actualités (Foire aux armes nucléaires
aux U.S.A, installation de MX, des pershings II et des SS20, hommes
irradiés au Japon, aux USA, dans le Pacifique Sud, projection
du film Prophétie à Moscou, à New-York, interview
de citoyens de ces pays et de bien d’autres).
Les scènes se succèdent : l’une des plus importantes
nous fait découvrir des soldats irradiés, dont M.
Smitherman, qui fut comme beaucoup de soldats américains,
contaminé lors d’essais de bombes nucléaires
aux USA et dans le Pacifique Sud. Celui-ci raconte : « C’était
une île magnifique, couverte de palmiers. Tous les palmiers
ont disparu après deux essais atomiques. »
« L’appareil photo que nous utilisions pour réaliser
des documents était dans une boîte de plomb qui le
protégeait des radiations, mais les soldats effectuaient
leurs tâches torse nu. Des hommes habillés en blanc
mesuraient le taux de radiations sur le bateau pendant que nous
lavions le pont à l’eau de mer. Nous avons même
nagé dans l’océan entre deux essais. »
« Personnes ne croyait au danger des radiations ! »
C’est à présent Madame Smitherman qui fait vivre
le foyer en travaillent dans une distillerie de whisky. Quand M.
Smitherman a demandé une indemnisation à l’Etat,
la section du Bureau des affaires militaires chargée des
dossiers des soldats américains « retraités
» a nié sa participation à des essais atomiques.
Par hasard, M. Smitherman avait conservé une photo souvenir
de sa participation à ces essais. Il avait donc une preuve.
Malgré cela, l’Etat ne lui donne toujours rien.
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PLUS JAMAIS D’HIBAKUSHA
Film canadien en couleur, durée 55 minutes.
Réalisé par Martin Duckworth.
Office National du film canadien.
Disponible en cassette vidéo.
Hibakusha, en japonais, désigne les
survivants atomisés, marqués par la déflagration,
empoisonnés jusque dans leur gène par la radioactivité,
livrés à toutes les maladies, rejetés par la
société. Ce film nous mène à la rencontre
de certains d’entre eux, sur les lieux du cataclysme et les
suit jusqu'à la grande manifestation pour la paix, à
l’occasion de la deuxième session de l’ONU pour
le désarmement, à New-York. Malgré quelques
faiblesses, le film a l’immense mérite de dire la vérité
toute simple, sans spectacle, en particulier sur le grand problème
rarement abordé des hibakusha de la deuxième génération.
Une fiancée abandonnée n’étonne plus
de nos jours, mais celle-ci est abandonnée parce que son
futur mari apprend qu’elle est fille d’hibakusha, et
elle tentera de se suicider. Ce film nous montre aussi des enfants
américains qui n’ont jamais entendu parler d’Hiroshima.
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L'OISEAU BONHEUR
Japon - 1994 - 28 mn - Couleur
Un film de Seiji Arihara sur une idée originale de Miho Cibot-Shimma
La symbolique de la grue : Au japon, la grue, bel
oiseau migrateur du Nord, a conservé son auréole légendaire,
magique dans l'imaginaire collectif. Signe de longue vie, elle apporte
le bonheur et la paix. Les Japonais croient que les grues vivent
des milliers d'années.
Par une belle journée d'été,
Tomoko, une fillette de 12 ans, se rend dans la ville d'Hiroshima.
Son professeur lui a en effet demandé de faire un exposé
sur l'événement terrible qui s'est produit dans cette
ville. Munie d'un petit carnet dans lequel elle prend des notes,
elle commence ses recherches au musée de la paix. Elle y
découvre alors la statue de bronze dédiée aux
enfants.
Cette statue représente un oiseau, une
grue, accompagnée d'une fillette. Tomoko est émerveillée
par la multitude d'oiseaux multicolores réalisés en
papier par des enfants du monde entier et déposés
autour de la statue.
Soudain, un oiseau de papier scintille, s'illumine et dans un éclat
de lumière, la petite fille de la statue retrouve la vie
sous les yeux ravis de Tomoko.
Cette petite fille mystérieuse,
Sadako, raconte alors à Tomoko son histoire, celle d'une
enfant à Hiroshima après la guerre...
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